Conférencières d'honneur
Conférenciers principaux
2026 ACBES
conférence d’ouverture
9:30-10:45 LUNDI 22 JUIN 2026
MITA WILLIAMS
(Bibliothécaire en droit, Don & Gail Rodzik Library, l’Université de Windsor)
L'heure est à la confronation des monstres
Cette all portera sur l'intersection contemporaine de la technologie et des bibliothèques universitaires en utilisant le cadre du Manifesto of the Ludic Century (Manifeste du siècle ludique) d'Eric Zimmerman. Zimmerman soutient que les jeux sont la forme culturelle déterminante du XXIe siècle et que la logique des jeux façonnera de plus en plus la culture. Les jeux sont comme des bibliothèques - intéressantes, belles et inutiles - inutiles jusqu'à ce qu'elles soient animées par d'autres qui décident de s'y joindre. Regarder le monde à travers le prisme de la conception de jeux peut être utile lors de l'exploration de la vie avec des systèmes agentiques, car les jeux peuvent être compris comme une forme d'art où l'agentivité elle-même est explorée. Les jeux nous permettent d'explorer des systèmes qui nous sont déjà familiers tout en nous permettant également d'explorer et de co-créer de nouveaux futurs potentiels. Les qualités qui rendent le jeu si réjouissant et génératif ne sont pas sans rappeler les qualités de ce que Ursula Franklin a appelé les technologies holistiques : des technologies qui permettent à l'individu de changer les règles et les conditions pour mieux répondre à ses besoins immédiats. Les jeux nous montrent que nous pouvons trouver la liberté dans la contrainte à travers une approche ludique. En effet, notre survie planétaire collective peut dépendre de notre capacité à accepter les limites et à nous changer nous-mêmes plutôt que notre environnement. Les jeux modélisent des technologies qui permettent le consentement, une caractéristique tragiquement absente des infrastructures d'IA envahissantes qui s'enracinent actuellement. Et la ludification illustre les dangers lorsque nous nous concentrons indûment sur le score plutôt que sur le jeu. Le Grand dérangement est à nos portes et les bibliothèques auront plus que jamais besoin d'allié.e.s. Cette conférence partagera des stratégies sur comment les recruter à partir de jeux dans les bibliothèques. L'heure est aux monstres Et les jeux sont l'endroit où nous pouvons apprendre à les vaincre.
Mita Williams conférence d’ouverture
À PROPOS DE MITA
Après avoir obtenu un baccalauréat spécialisé en géographie et sciences de l’environnement de l’Université McMaster et obtenu une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information de l’Université McGill, Mita a occupé un certain nombre de postes contractuels dans des bibliothèques publiques, en entreprise, dans des organismes à but non lucratif et gouvernementaux, ainsi qu’en milieu universitaire avant de se joindre à la bibliothèque Leddy comme bibliothécaire scientifique en 1999. À la bibliothèque Leddy, elle a assumé un certain nombre de rôles, notamment celui de bibliothécaire de l’expérience utilisateur et de bibliothécaire des communications savantes, et a occupé des postes, notamment ceux de cheffe du département des services d’information, de cheffe par intérim des services d’accès et de cheffe par intérim des systèmes. De 2015-2018 et 2019-2020, elle a été préceptrice au campus de Windsor de la Schulich School of Medicine. De septembre 2022 à juin 2024, Mita Williams a été bibliothécaire en droit par intérim pour la Bibliothèque Don & Gail Rodzik et, en juillet 2024, elle a été nommée bibliothécaire en droit pour un mandat de cinq ans. En juillet 2025, elle est promue bibliothécaire IV.
Elle écrit sur la bibliothéconomie et la technologie à Librarian of Things et partage des observations uniques à travers son bulletin d’information, University of Winds. Elle ajoute régulièrement des données juridiques canadiennes à Wikidata. Un portfolio sélectif de son travail communautaire peut être trouvé sur AedileWorks.com. Elle peut être trouvée sur Bluesky, LinkedIn et Mastodon/ActivityPub à l’adresse copystar@social.coop.
conférence de clôture
16:00-17:30 MARDI 23 JUIN 2026
ALISSA CENTIVANY
PhD, professeure adjointe, Faculté des études de l’information et des médias, Université Western Ontario
La lutte pour réparer : leçons tirées du front du mouvement pour le droit à la réparation
Nous vivons des moments difficiles, imprégnés d'un sentiment croissant de rupture, de désespoir et de perte d'autonomie pour résoudre bon nombre des problèmes auxquels nous sommes collectivement confronté.e.s. Cette conférence abordera ce vaste thème en se concentrant sur comment nos « choses » se brisent et sur le mouvement du droit à la réparation qui grandit en réponse. Dans tous les secteurs, des appareils électroménagers et l'électronique grand public, aux vélos, voitures et appareils de mobilité, en passant par les systèmes logiciels sur lesquels nous comptons dans les bibliothèques et dans la vie quotidienne, en passant par les équipements médicaux, agricoles et de défense spécialisés, les obstacles à la réparation entravent régulièrement notre capacité à faire fonctionner comme il se doit les choses que nous avons déjà. Nos vies sociotechniques sont caractérisées simultanément par l'emprise et l'exclusion, avec apparemment peu d'occasions d'intervenir de manière significative lorsque les appareils et les systèmes sur lesquels nous comptons se détériorent et s'effondrent autour de nous. Comment en sommes-nous arrivés là et que pouvons-nous faire pour y remédier en tant que bibliothécaires et professionnel.le.s de l'information ? Le mouvement du droit à la réparation offre des solutions et, plus important encore, de l'espoir. La capacité de réparer nos « choses » est étroitement liée à de plus grandes questions sur notre capacité à « réparer » les problèmes politiques, économiques, environnementaux et sociaux auxquels nous sommes confronté.e.s. La conférence se termine par des recommandations concrètes sur les mesures que nous pouvons prendre, individuellement et collectivement, pour co-créer un avenir partagé plus humain, hospitalier et habitable.
Alissa Centivany conférence de clôture
À PROPOS D’ALISSA
Alissa Centivany, PhD, est professeure adjointe à la Faculté des études de l’information et des médias de l’Université Western Ontario, où elle travaille sur la politique, le droit et l’éthique en matière de technologie. Elle est titulaire d’un doctorat en information et d’un JD spécialisé en droit de la propriété intellectuelle et de la technologie. Avant de rejoindre Western, Pr Centivany était chercheuse Microsoft au Berkeley Center for Law and Technology de la Faculté de droit de l’Université de Californie à Berkeley et chercheuse au Centre for Innovation Law and Policy de la Faculté de droit de l’Université de Toronto. Elle a également été instructrice aux iSchools de l’Université de Toronto et de l’Université du Michigan. Pr Centivany est chercheuse fellow au Massey College, Université de Toronto, pour l’année universitaire 2026-7. Pr Centivany est codirectrice fondatrice du Starling Centre for Just Technologies & Just Societies, coprésidente et experte principale du programme AI Insights for Policymakers (AIPP) du CIFAR et de Mila, cofondatrice et directrice générale de la Canadian Repair Coalition et membre active du Rotman Institute of Philosophy. Pr Centivany a fourni des témoignages d’experts devant la Chambre des communes et le Sénat du Canada, plaidant avec succès en faveur de réformes de la Loi sur le droit d’auteur du Canada, et participe activement aux consultations politiques canadiennes sur une gamme de technologies émergentes. L’expertise de Pr Centivany est reconnue internationalement; elle a présenté devant le G20 et les Nations Unies, et a participé dans des consultations politiques aux États-Unis et a l’UE. Pr Centivany partage régulièrement son travail avec le public au moyen de conférences et d’expositions publiques, ainsi que d’entrevues avec les médias d’information, notamment CBC, Globe & Mail, Toronto Star, The National, Global News, The Agenda et autres. Son travail est motivé par l’interdisciplinarité, la curiosité et le souci du détail. Durant son temps libre, elle crée et apprécie des œuvres d’art, s’occupe d’êtres vivants, joue au flipper à chaque occasion et coanime (en secret) une émission de radio universitaire en fin de soirée.